20.12.2006
Mandats électoraux

Conseiller régional d’Ile-de-France de 1983 à 1988
Maire de Neuilly-sur-Seine de 1983 à 2002
Vice-président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, chargé de l’enseignement de la culture de 1986 à 1988
Député des Hauts-de-Seine (6ème circonscription) de 1988 à 2002, puis en 2005.
Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine depuis le 1er avril 2004.
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Fonctions ministérielles

Porte-parole du Gouvernement (1993-1995)
Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales (2002/2004).
Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (2004)
Depuis le 2 juin 2005, ministre d’Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire
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Formation
Licence de droit public
Maîtrise de droit privé (1978)
Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (1981)
DEA de Sciences Politiques avec mention (mémoire sur le Référendum du 27 avril 1969)
Institut d’Études Politiques de Paris (1979-1981)
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Parcours
En quelques mots
Nicolas Sarkozy naît à Paris le 28 janvier 1955, fils d’immigré de première génération par son père venu de Hongrie, et de deuxième génération par sa mère dont le père était un juif originaire de Salonique. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952 et François, né en 1957.

Marqué par les événements de 1968, il se passionne très tôt pour la politique, qui n’était cependant pas dans la tradition familiale. Mais il est encore jeune, et ses parents lui interdisent de participer à la grande manifestation de soutien au général De Gaulle, le 31 mai 1968, pour lequel il ne cessera de garder une grande admiration.
C’est justement dans la ferveur des rassemblements gaullistes que Nicolas Sarkozy fait ses premières expériences politiques. Il y prend conscience de son goût du contact, des rencontres, des échanges, des actions collectives. La politique devient pour lui une façon de « donner un espoir à des millions de gens ». Il veut construire, « construire c’est agir, mais en prenant le temps de la réflexion » et refuse la fatalité : « le rôle de la politique est de proposer un avenir et de le permettre ».
Le métier d’avocat : « je lui dois l’indépendance dont j’avais besoin pour rester un homme libre »
Nicolas Sarkozy a eu très jeune la conviction que celui qui ne construit pas l’avenir est condamné à le subir. Il adhère à l’Union des Démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas.
En 1975, il est délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine, puis adhère au Rassemblement pour la république (RPR) en 1976.
En 1977, il est élu conseiller municipal de Neuilly. Il continue cependant ses études et obtient une maîtrise de droit privé en 1978, avant d’entrer à l’institut d’études politiques de Paris.
Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980 et passe le Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) en 1981.
Il se marie en 1982 et aura deux enfants de ce premier mariage.

En 1983, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine. Il a alors 28 ans.
En 1993, il est ministre du budget sous le gouvernement d’Edouard Balladur qu’il décide de soutenir pour l’élection présidentielle de 1995. Si beaucoup de choses ont été écrites à ce propos, Nicolas Sarkozy n’en n’assume pas moins sa volonté d’être libre, et de ne pas suivre les instructions dans lesquelles il ne retrouve pas ses convictions.
En 1996, il épouse Cécilia Ciganer-Albeniz, avec laquelle il a un enfant.
En 1999, il devient président par intérim du RPR puis conduit la liste RPR-DL pour les élections européennes. Il écrit « Libre ».
« Je crois en la volonté et en la détermination »
En 2002, il participe activement à la réélection de Jacques Chirac et s’impose désormais comme une personnalité politique incontournable.
A l’époque le poste de ministre des Finances et celui de ministre de l’Intérieur lui sont proposés, mais, conscient de la très forte attente des Français en matière de sécurité, de leur désir d’action et de réformes profondes, il choisit le ministère de l’Intérieur.
« Le ministère de l’Intérieur, c’est la vie, dans ce qu’elle a de dramatique et de passionnant à la fois ».
Compte tenu des enjeux et des échéances, être ministre de l’Intérieur est un poste où la responsabilité est écrasante. Les décisions prises entraînent des risques pour ceux qui se dévouent tous les jours au service de la sécurité des Français.
Nicolas Sarkozy rappelle que « le ministère de l’Intérieur est aussi celui des grandes libertés », celle d’aller et venir, celle de s’exprimer, de se réunir… Et il s’attache à l’inscrire dans son action au sein du ministère.
Il s’impose en homme de terrain : « aller à la rencontre des Français est exigeant. Je dois toutefois confesser que, dans une vie marquée par des responsabilités aussi lourdes et des contraintes aussi fortes, c’est aussi le principal intérêt du métier et finalement le vrai plaisir ».
Nicolas Sarkozy engage des réformes profondes et nécessaires en matière de sécurité et d’immigration. Il ferme le centre de Sangatte et supprime la double peine, parce qu’il tient à « répondre à la fois à la demande de fermeté et à l’exigence de justice ».

En 2004, Nicolas Sarkozy est nommé ministre d’Etat, de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.
On se souviendra qu’il négocie alors avec les industriels et les distributeurs une baisse des prix dans la grande distribution, rappelant que « le ministre des finances est celui de tous les Français, et pas celui de quelques entreprises » et qu’il sauve l’entreprise Alstom : « l’opération s’est révélée gagnante aussi bien pour l’Etat que pour l’entreprise et ses salariés ».
Il est élu président du Conseil général des Hauts-de-Seine, puis, à la demande du président de la République, quitte ses fonctions ministérielles lorsqu’il devient président de l’Union pour un Mouvement Populaire, le 28 novembre 2004.
Il faut rompre avec « cette conception aseptisée du débat démocratique »
Le 2 juin 2005 Nicolas Sarkozy est nommé ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire.
Il met en place la « délégation aux victimes », qui entretient des relations étroites et permanente avec l’ensemble des associations de victimes ou d’aide aux victimes, « parce que dans [ses] valeurs, la victime compte davantage que le délinquant ».
Ce mandat, en cours, restera marqué par la dramatique crise des banlieues de l’automne 2005.
Depuis 1980, des milliards avaient été dépensés dans les banlieues et des dizaines de plans successifs mis en place, laissant pourtant des quartiers dans une situation très critique. Nicolas Sarkozy a alors la conviction que les banlieues ont besoin de « solutions nouvelles, de méthodes différentes et de discours francs » ; c’est ce qu’il s’applique à mettre en œuvre. Les témoignages des Français rencontrés au cours de ces nombreux déplacements sur le terrain l’encouragent à poursuivre son action.
En 2006, il décide de s’attaquer plus en profondeur aux causes de la délinquance, notamment celle des mineurs, avec le projet de loi de prévention de la délinquance.
Cette même année, Nicolas Sarkozy parachève sa politique migratoire initiée en 2002 par une nouvelle loi qui s’articule autour du principe : « une immigration choisie, pour une intégration réussie ».
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